jeudi 20 octobre 2011

Maman Tambouille fait pas la maline, in english

Il y a des fois où maman Tambouille ne fais pas la maline, surtout quand il s'agit de survivre en milieu hostile.

Mise en situation :
En déplacement professionnel à l'étranger, dîner au restaurant de l’hôtel, formule buffet à volonté pour ce qui est de la nourriture. Par contre les boissons sont en sus et servies à table par de charmantes serveuses.
Maman Tambouille a soif (elle a parcouru le dernier kilomètre en tirant sa valise sous un soleil de plomb et un vent soutenu). Elle s’apprête donc à interpeller une serveuse pour lui demander de l’eau.

Analyse de la situation :
Maman Tambouille jette rapidement un œil autour d’elle et s’aperçoit rapidement qu’il n’y a pas de carafe d’eau sur les tables environnantes. De l’eau en bouteille, oui, mais de carafe point.
Le risque identifié est de se retrouver avec de l’eau pétillante ; alors maman Tambouille essaye de retrouver dans son petit cerveau déshydraté la bonne formulation pour traduire « eau plate ».
Le seul mot qui lui vienne à l’esprit pour traduire plate, c’est « flat ». Elle se doute bien que ce n’est pas la bonne traduction mais bon, elle ne veut pas rester là à se dessécher alors elle se lance.

Tentative :
Maman Tambouille apostrophe une serveuse et demande, avec le meilleur accent possible et toute la désinvolture qui sied à une personne qui vient de faire 5 heures d’avion en classe affaire puis 1 heure d’attente, 1 heure de bus (parce que le taxi, c’est trop cher) et 1 km à pied (parce qu’attendre 1 h de plus le départ du prochain bus, non merci…) :
« Could you bring me a flat water bottle please ? » Vous noterez au passage que maman Tambouille maîtrise parfaitement l’ordre des mots en anglais et qu’elle dit bien flat water bottle et pas a bottle of water flat (huhuhu en espérant que je ne me suis pas trompé…)
Devant l’air dubitatif de la serveuse, maman Tambouille comprend qu’elle va devoir abandonner son air désinvolte et passer en mode « communication à tout prix »

2ème Tentative :
« I would like to drink water. But I don’t want any bubble in it please. Just simple water. »
Bon alors là, la serveuse elle est morte de rire mais vu qu’elle me répond :
« I get it, you want no gas. » je suis rassurée et je vois arriver un peu plus tard la bouteille d’eau tant attendue.

Apprentissage :
A ce moment là, maman Tambouille jette un œil sur la carte des boissons négligemment posée sur la table juste devant elle et lit :
Water
Still                  0.85 €
Sparkling         0.85 €

Donc voilà, maintenant je sais qu'en anglais, l'eau n'est pas plate, elle est tranquille.

mardi 18 octobre 2011

Equilibre précaire

Maman Tambouille en a marre d'être énervée, triste, contrariée, râleuse, douloureuse, dépassée, fâchée, oppressée etc. Cette situation dure depuis au moins 6 mois. (je pense d'ailleurs que mon absence du blog pendant cette période est liée à mon humeur plus qu'au manque de temps, parce que du temps, de toute façon, j'en ai jamais). Ça suffit maintenant. Alors maman Tambouille a élaboré un plan pour prendre soin de ses inflammations et de son moral. Donc
lundi : gospel. Bon pour le souffle et pour le moral
mardi : balnéothérapie. Bon pour les douleurs du dos et des jambes et parfois aussi un moyen de déconnecter un peu (pas trop quand même parce que j'y vais entre midi et 14 h et que les préoccupations du boulots ressurgissent au milieu de la piscine)
jeudi : yoga. Bon pour le souffle et pour le moral
vendredi : retour à la balnéothérapie. Bon en fait je n'y vais que rarement le vendredi parce que j'ai toujours trop de boulot.

Alors la semaine où je n'ai pas pu aller au gospel parce que Papa Tambouille avait une réunion qui finissait super tard, où je n'ai pas pu aller à la balnéo parce que le chef m'avait convoqué en réunion de 12 à 13h et que j'y ai appris que j'allais avoir encore plus de boulot, où la séance de yoga a été annulée parce que la prof était malade, il n'a pas fallut me chercher très longtemps pour que je craque et que je me retrouve en pleurs sur le canapé, après avoir crié sur papa Tambouille qui essayait juste de m'aider et que je sois obligée de reprendre des anti-inflammatoires sous peine de ne plus pouvoir me lever ou marcher sans crier de douleur.

Bref, ça va pas encore franchement mieux, mais je me soigne.

jeudi 29 septembre 2011

T'y es beau, mon fils

Il y a quelques temps, Aîné Tambouille...
- s'est coupé les cheveux
- voulait acheter des chaussures blanches et rose avec des paillettes
- s'est peinturluré les ongles avec un feutre fushia
- s'est fait des tatouages avec le même feutre
- se changeait en arrivant de l'école (je croyais que c'était pour aller se baigner, mais après réflexion...)
- a mis des barrettes et un serre tête
- a enfilé des bracelets
- voulait vraiment changer de T-shirt tous les jours (surtout si celui de la veille était taché).
- a été bien attristé quand nounou a dit que c'était très laid pour un garçon d'avoir du vernis sur les ongles

Bref.....Aîné T. voulait être beau ! Alors papa et maman T. ont du expliquer les codes de la beauté masculine et maintenant, aîné T....
- choisit une belle ceinture
- met du gel dans ses cheveux
- euh...j'ai pas franchement d'autres idées en fait. Qu'est-ce qu'on utilise comme accessoire pour être beau quand on est un garçon ?

vendredi 23 septembre 2011

Maman Tambouille se la pète en classe affaire

Faut pas croire que maman Tambouille elle ne pense qu'à son mari, ses enfants, sa maison, son jardin, les travaux, et la cuisine. Non non non, maman Tambouille elle bosse aussi de temps en temps. Et cette année, maman Tambouille a travaillé 4 jours à Malte. Bon en fait ça servait pas à grand chose d'être à Malte pour être enfermée 9 heures par jour dans la salle de conférence au sous-sol d'un hôtel mais par contre, pour y aller, à Malte, maman Tambouille a pris l'avion en classe affaire. 

Déjà, à l'aéroport, maman Tambouille avait une file spéciale pour déposer ses bagages mais c'est quand l'hôtesse s'est penché vers elle et qu'elle a dit "Do you want wine or Champagne with your meal madam ?" que maman Tambouille a vraiment réalisée qu'elle  se la pétait en classe affaire. Alors maman Tambouille a feuilleté le Times et a sortit son PC portable pour vérifier qu'elle avait bien copié tous les fichiers dont elle avait besoin pour travailler (et surtout pour se donner une contenance dans cet environnement étrange). 

Etant donné que Malte, c'est pas très loin, en fait maman Tambouille aurait déjà pris énormément de plaisir en classe économique mais il faut avouer qu'au retour, pouvoir profiter du "salon VIP" de l'aéroport a été bien appréciable. 
D'abord parce qu'il y a plein de trucs à manger et à boire et que maman Tambouille n'avait pas déjeuné. Et ensuite parce que c'est quand même super rigolo de voir à quel point tout le monde dans cet endroit se la pète classe affaire. Il y a de jeunes cadres dynamiques qui profitent de l'open bar et qui tombent les cocktails les uns après les autres en prenant un air désinvolte. Il y a les riches touristes qui se plaignent du temps, de la mauvaise qualité de la nourriture ou du service. Il y en a certains dont on se demande s'ils attendent un avion ou bien s'il ne sont pas là à temps plein, tant ils ont pris leur aise dans le canapé et ont étalé toutes leurs affaires sur la table basse. Et puis il y a quelques personnes qui ont vraiment l'air de travailler, ou qui font semblant (comme moi qui en ai profité pour commencer un article pour le blog). 

Je l'avoue, je ne me suis pas vraiment sentie à ma place. Mais quand même, l'année prochaine si je retourne en conférence, j'espère bien voyager en classe affaire.

lundi 12 septembre 2011

Le début, la fin et la continuité

Le début :
Le quatre Aout 2011, aîné Tambouille a mis un jean, enfilé son blouson et malgré sa nervosité, est resté calme pendant qu’on lui enfilait genouillères, coudières et protections de poignets au dessus de ses gants de jardin. Il est monté dans la voiture et s’est laissé conduire pendant 15 interminables minutes. Arrivé au lieu de rendez-vous, il a enfilé son casque, s’est installé à l’arrière de la moto, s’est laissé attaché et à agrippé la ceinture de son père.

Je ne sais pas exactement ce qu’il a ressentit ensuite mais cadette Tambouille et moi qui suivions la moto étions endiablées dans la voiture. Nous avons beaucoup ri, nous nous sommes interpelées : « Regarde : c’est aîné Tambouille sur la moto ! » « Ils vont super vite ! ». Cadette Tambouille tapait des mains, riait et criait d’excitation.

Le quatre Aout 2011, aîné Tambouille a fait sa première ballade en tant que passager sur une moto.

La fin :
Le quatre Aout 2011, aîné Tambouille a partagé sa dernière tétée câlin avec sa maman, puis il s’est levé, a fait un petit signe de la main et a dit : « Au revoir maman, à demain. »

Merci mon grand pour ces quatre ans sept mois et quelques jours de joie, de caresses, de pincements et de morsures parfois, de lait, d’endormissement, de réconfort, d’apaisement, d’agacement et d’interdits aussi, de regards échangés, de chaleur et de tendresse. Merci d’avoir partagé avec moi cette relation si spéciale, qui a contribué à faire de moi la maman que je suis devenue.

La continuité :
Le quatre Aout 2011, aîné Tambouille a joué avec ses cousins, a couru, a rigolé, s’est baigné, a fait la course, a dîné, a fêté l’anniversaire de son papou, a montré son casque à tout le monde, et a expliqué qu’il avait le droit de faire de la moto parce qu’il était « grand ».

Depuis le quatre Aout 2011, aîné Tambouille ne tête plus, et de temps en temps, il fait une ballade à moto. Il réclame des bisous, des caresses, des câlins et des massages lorsqu’il est un peu fatigué ou peiné. Il est agile, astucieux, et il faut déployer des montagnes d’ingéniosité pour arriver à lui faire faire quelque chose qu’il n’a pas envie de faire. Bref un cap a été franchi et aîné Tambouille est toujours aîné Tambouille.

mercredi 31 août 2011

Souvenirs de vacances 2 : Mur partie 3

Cela va finir par être une tradition, chaque été, un morceau de mur est élevé en compagnie des voisins. La première année, c’était nos premiers travaux de maçonnerie. Plein d’entrain, aidé par des amis et de la famille, les tonnes de béton ont été coulées pour faire la fondation, la ferraille a été soudée, les bétonnières de ciment se sont enchainées, les coffrages ont été mis en place et les parpaings ont été laborieusement posés.

La deuxième année, fort de l’expérience de l’année précédente, les choses ont été un peu simplifiées, mais la bétonnière a encore bien fonctionnée, les allers-retours au magasin de matériaux pour ramener sable, ciment et parpaings ont été nombreux.

Cette année, nous avons testé le béton cellulaire. A l’origine, nous nous étions décidés pour cette technologie afin de pouvoir réaliser des séances de travail courtes, le soir en rentrant du boulot. Au lieu de devoir lancer une bétonnière, (2-3 heures au bas mot) nous devions pouvoir faire une gâché de colle, poser quelques blocs et nettoyer en moins d’une heure. De plus, le travail devait être plus facile vu que le béton cellulaire est plus léger, ce qui était un gros avantage étant donné la hauteur à laquelle nous devions travailler. Mais papa Tambouille n’était pas convaincu.

En tant que désignée volontaire assignée à l’approvisionnement en matières premières, j’ai tout de suite apprécié la différence. 2 voyages ont été suffisants pour rapporter les blocs et la colle. Les blocs n’étaient pas aussi légers que nous l’espérions mais ils étaient bien plus larges que les parpaings. Il faudrait en monter moins en haut du mur. Maman Tambouille était donc satisfaite du choix, mais papa Tambouille n’était pas convaincu.

Une fois les blocs stockés nous nous sommes un peu plus renseignés et nous avons réalisé qu’il nous manquait une étape cruciale : réaliser une belle arase. Etant donné que les joints entre les blocs sont mince, il n’est pas possible de corriger un défaut de planéité au fur et à mesure du montage. Papa Tambouille était de moins en moins convaincu.

Finalement, lors d’une des semaines de congé de l’été, par petites séances de travail, les planches de coffrage et le mélange ont été approvisionnés. Les planches ont été assemblées, mises en place et ajustées. Le béton a été coulé et nivelé. Une fois sec, le coffrage a pu être retiré. La réalisation de cette arase a été particulièrement soignée, car « c’est au pied du mur que l’on reconnait le bon maçon » même si notre pied est situé un peu au dessus de 2m de haut. Papa Tambouille n’était toujours pas convaincu, il ne cessait de répéter : « Pour les prochains murs, on revient à l’agglo et au ciment ».

Le montage des blocs devait débuter le lendemain, mais vers 18h, papa Tambouille dit : « J’aimerais bien aller poser 1 bloc, pour voir. » Et voilà donc toute la famille Tambouille, le verre mesure à la main en train de préparer un peu de colle. 40 minutes plus tard, papa Tambouille avait posé 3 blocs, avait nettoyé ses outils et ne cessait de répéter : « C’est ça qu’on va utiliser pour les prochains murs. » Maman Tambouille n’a même pas essayé de lui demander d’attendre un peu avant de se faire un avis. Papa Tambouille était tout à fait convaincu.

Le lendemain, papa Tambouille et voisin Tambouille ont travaillé pendant 5 heures. 2 heures de plus ont été nécessaire pour les endroits nécessitant des découpes nombreuses, mais papa Tambouille est resté convaincu. Rien que le plaisir de travailler en écoutant de la musique et pas le ronronnement continuel de la bétonnière, a suffit à donner l’avantage au béton cellulaire.

Prochaine séance de travaux prévu le week-end du 10-11 septembre. Objectif : mettre le garage hors eau (du moins de celle qui tombe du ciel, pour celle qui rentre par la porte on verra plus tard).

mardi 23 août 2011

Souvenirs de vacances 1 : Le camping à la mer

Un peu comme une photo que je n’ai pas pu prendre, je revois cadette Tambouille, casquette vissée sur la tête, lunettes de plongée sur les yeux, enveloppée dans mon paréo, blottie contre moi, réfugiée dans une serviette, levant les yeux vers moi à chaque bourrasque et suppliant « maisonnnnn ». Pauvre bichette couverte d’exéma qui a refusé tout net de se plonger dans l’eau salé au bout du 2ème jour de torture et qui n’a même pas pu profiter des joies du sable à partir du 3ème jour car le vent venait régulièrement soulever des pelletés de sable et les projeter violement sur elle (et sur moi aussi au passage). En mère attentive que je suis, je lui ai infligé cela 1 h par jour afin qu’aîné Tambouille puisse profiter de sa planche de body board, des algues, de son masque et de son tuba, du sceau, de la pelle et du râteau et de toutes sortes de jeux de plage auxquels il participait avec très grand plaisir. Heureusement que papa Tambouille est revenu et a trouvé une plage de galet afin que cadette Tambouille puisse à nouveau profiter de la plage, chercher des coquillages, trifouiller avec la pelle, s’allonger sur sa serviette, courir loin de maman et même oser à nouveau mettre le bout des pieds dans l’eau.

Je me souviens des séances de vaisselle au camping, aîné Tambouille tout juste assez grand pour atteindre l’évier, l’éponge à la main, de la mousse jusqu’au coude et s’appliquant à nettoyer chaque ustensile avec soin. Dans le bac d’à côté, cadette Tambouille les pieds dans l’eau est affectée au rinçage pendant que Papa Tambouille s’occupe du séchage.

Je me souviens des douches prises chaque soir avec les enfants et de celles données au retour de la plage. Du plaisir de l’eau qui coule et de la difficulté à convaincre les enfants de laisser leur place un petit moment, histoire que moi aussi je puisse me doucher.

Je me souviens des enfants se jetant dans nos bras à chaque coup de tonnerre. Je me souviens qu’ils ont dit « Papi il appelle ça : le tambour qui appelle les escargots. » Je me souviens avoir lu une histoire avec un enfant qui a peur du tonnerre et des enfants qui crient « Nous aussi ». Je me souviens qu’après avoir lu l’histoire plusieurs fois, les enfants se sont endormis, malgré l’orage et les grondements.

Je me souviens d’avoir lavé les draps et le duvet d’aîné Tambouille à la laverie du camping et d’avoir complètement halluciné sur le prix. Même en comptant la lessive comprise, 8 euros la machine de 7kg c’est exorbitant.

Je me souviens d’avoir mangé les moules frites sur la terrasse du restaurant, malgré le froid et le vent. Je me souviens qu’aîné Tambouille avait le ticket numéro 3 et qu’il a vraiment profité de cette séance de trampoline élastiques. Je me souviens que nous avons regardé longtemps le sculpteur de ballons et aussi qu’il a fabriqué une moto au sommet du monde pour aîné Tambouille. Que le monde avait explosé avant que nous n’arrivions à la tente, qu’il n’y avait plus de pilote sur la moto 5 minutes plus tard, et que la moto elle-même n’était plus qu’un morceau de plastique informe le lendemain matin.

Je me souviens avoir fermé le coffre de la voiture sur mon nez. Je me souviens de ne pas avoir crié, d’avoir seulement un peu pleuré. Je m’en souviens d’autant mieux que j’ai encore un peu mal, 6 semaines plus tard.

Je me souviens d’avoir observé de loin papa Tambouille assis avec Aîné Tambouille sur les rochers, une canne à pêche à la main. Je ne me souviens pas avoir vu un poisson à leur retour.

Je me souviens avoir regardé « monstres et cie » au moins 3 fois en une semaine. Je me souviens m’être endormie et réveillée avec les enfants, et que cela était vraiment reposant.

Je me souviens être arrivé au camping avec la voiture pleine. Nous n’avons acheté sur place qu’une planche de body-bord, une canne à pêche, un petit arrosoir et une pelle en plus de l’équipement amené.
Je me souviens être repartie du camping avec 2 voitures pleines.

Je me souviens que nous avons entièrement vidé notre emplacement et tout rangé en moins d’une heure.

Je me souviens d’avoir pensé : « C’est vraiment une super idée de démarrer les vacances par une semaine de camping avec les enfants. L’année prochaine, on recommence. »