vendredi 21 octobre 2011

Question de génération

Dans le carnet de liaison de l’école, il y avait un petit mot :
« A l’occasion de la semaine du goût, chaque classe a travaillé sur une couleur. Notre classe a choisit le rouge et nous avons donc cuisiné des pizzas rouges que nous dégusteront avec le reste de l’école vendredi. A cette occasion, nous vous demandons de faire porter à votre enfant un vêtement rouge ce jour là. »
A ben tiens, voilà autre chose.
Dans la garde robe d’aîné Tambouille il y a un pyjama rouge, une robe de chambre rouge et un short rouge. Bref, aucun vêtement rouge qui soit adapté à une journée d’école un 21 octobre.
En fouillant encore un peu, je trouve un foulard rouge dans la caisse des déguisements.
C’est ainsi que ce matin, après avoir mis à aîné Tambouille ses vêtements habituels (je lui ai quand même sélectionné un T-shirt marron mais qui présente une applique rouge) je lui explique qu’il serait super beau avec ce foulard rouge :
Maman Tambouille : - Aujourd’hui vous allez manger les pizzas que vous avez préparées à l’école et la maitresse a demandé que vous portiez quelque chose de rouge. Alors je te mets ce foulard.
Aîné Tambouille : - Mais maman, c’est pas un foulard, c’est la cape de Samsam.

Maman T : - Je sais que tu l’utilises pour te déguiser en samsam mais pour l’école on ne peut pas mettre de cape. On va plutôt mettre un foulard, comme les cowboys. Alors aujourd’hui, c’est le foulard de lucky luke !


Ainé T réfléchit un peu et accepte que je lui attache le foulard autour du cou mais il m’explique en rigolant : -Ah oui ! c’est le foulard de shérif woody !

Question de génération…

jeudi 20 octobre 2011

Maman Tambouille fait pas la maline, in english

Il y a des fois où maman Tambouille ne fais pas la maline, surtout quand il s'agit de survivre en milieu hostile.

Mise en situation :
En déplacement professionnel à l'étranger, dîner au restaurant de l’hôtel, formule buffet à volonté pour ce qui est de la nourriture. Par contre les boissons sont en sus et servies à table par de charmantes serveuses.
Maman Tambouille a soif (elle a parcouru le dernier kilomètre en tirant sa valise sous un soleil de plomb et un vent soutenu). Elle s’apprête donc à interpeller une serveuse pour lui demander de l’eau.

Analyse de la situation :
Maman Tambouille jette rapidement un œil autour d’elle et s’aperçoit rapidement qu’il n’y a pas de carafe d’eau sur les tables environnantes. De l’eau en bouteille, oui, mais de carafe point.
Le risque identifié est de se retrouver avec de l’eau pétillante ; alors maman Tambouille essaye de retrouver dans son petit cerveau déshydraté la bonne formulation pour traduire « eau plate ».
Le seul mot qui lui vienne à l’esprit pour traduire plate, c’est « flat ». Elle se doute bien que ce n’est pas la bonne traduction mais bon, elle ne veut pas rester là à se dessécher alors elle se lance.

Tentative :
Maman Tambouille apostrophe une serveuse et demande, avec le meilleur accent possible et toute la désinvolture qui sied à une personne qui vient de faire 5 heures d’avion en classe affaire puis 1 heure d’attente, 1 heure de bus (parce que le taxi, c’est trop cher) et 1 km à pied (parce qu’attendre 1 h de plus le départ du prochain bus, non merci…) :
« Could you bring me a flat water bottle please ? » Vous noterez au passage que maman Tambouille maîtrise parfaitement l’ordre des mots en anglais et qu’elle dit bien flat water bottle et pas a bottle of water flat (huhuhu en espérant que je ne me suis pas trompé…)
Devant l’air dubitatif de la serveuse, maman Tambouille comprend qu’elle va devoir abandonner son air désinvolte et passer en mode « communication à tout prix »

2ème Tentative :
« I would like to drink water. But I don’t want any bubble in it please. Just simple water. »
Bon alors là, la serveuse elle est morte de rire mais vu qu’elle me répond :
« I get it, you want no gas. » je suis rassurée et je vois arriver un peu plus tard la bouteille d’eau tant attendue.

Apprentissage :
A ce moment là, maman Tambouille jette un œil sur la carte des boissons négligemment posée sur la table juste devant elle et lit :
Water
Still                  0.85 €
Sparkling         0.85 €

Donc voilà, maintenant je sais qu'en anglais, l'eau n'est pas plate, elle est tranquille.

mardi 18 octobre 2011

Equilibre précaire

Maman Tambouille en a marre d'être énervée, triste, contrariée, râleuse, douloureuse, dépassée, fâchée, oppressée etc. Cette situation dure depuis au moins 6 mois. (je pense d'ailleurs que mon absence du blog pendant cette période est liée à mon humeur plus qu'au manque de temps, parce que du temps, de toute façon, j'en ai jamais). Ça suffit maintenant. Alors maman Tambouille a élaboré un plan pour prendre soin de ses inflammations et de son moral. Donc
lundi : gospel. Bon pour le souffle et pour le moral
mardi : balnéothérapie. Bon pour les douleurs du dos et des jambes et parfois aussi un moyen de déconnecter un peu (pas trop quand même parce que j'y vais entre midi et 14 h et que les préoccupations du boulots ressurgissent au milieu de la piscine)
jeudi : yoga. Bon pour le souffle et pour le moral
vendredi : retour à la balnéothérapie. Bon en fait je n'y vais que rarement le vendredi parce que j'ai toujours trop de boulot.

Alors la semaine où je n'ai pas pu aller au gospel parce que Papa Tambouille avait une réunion qui finissait super tard, où je n'ai pas pu aller à la balnéo parce que le chef m'avait convoqué en réunion de 12 à 13h et que j'y ai appris que j'allais avoir encore plus de boulot, où la séance de yoga a été annulée parce que la prof était malade, il n'a pas fallut me chercher très longtemps pour que je craque et que je me retrouve en pleurs sur le canapé, après avoir crié sur papa Tambouille qui essayait juste de m'aider et que je sois obligée de reprendre des anti-inflammatoires sous peine de ne plus pouvoir me lever ou marcher sans crier de douleur.

Bref, ça va pas encore franchement mieux, mais je me soigne.

jeudi 29 septembre 2011

T'y es beau, mon fils

Il y a quelques temps, Aîné Tambouille...
- s'est coupé les cheveux
- voulait acheter des chaussures blanches et rose avec des paillettes
- s'est peinturluré les ongles avec un feutre fushia
- s'est fait des tatouages avec le même feutre
- se changeait en arrivant de l'école (je croyais que c'était pour aller se baigner, mais après réflexion...)
- a mis des barrettes et un serre tête
- a enfilé des bracelets
- voulait vraiment changer de T-shirt tous les jours (surtout si celui de la veille était taché).
- a été bien attristé quand nounou a dit que c'était très laid pour un garçon d'avoir du vernis sur les ongles

Bref.....Aîné T. voulait être beau ! Alors papa et maman T. ont du expliquer les codes de la beauté masculine et maintenant, aîné T....
- choisit une belle ceinture
- met du gel dans ses cheveux
- euh...j'ai pas franchement d'autres idées en fait. Qu'est-ce qu'on utilise comme accessoire pour être beau quand on est un garçon ?

vendredi 23 septembre 2011

Maman Tambouille se la pète en classe affaire

Faut pas croire que maman Tambouille elle ne pense qu'à son mari, ses enfants, sa maison, son jardin, les travaux, et la cuisine. Non non non, maman Tambouille elle bosse aussi de temps en temps. Et cette année, maman Tambouille a travaillé 4 jours à Malte. Bon en fait ça servait pas à grand chose d'être à Malte pour être enfermée 9 heures par jour dans la salle de conférence au sous-sol d'un hôtel mais par contre, pour y aller, à Malte, maman Tambouille a pris l'avion en classe affaire. 

Déjà, à l'aéroport, maman Tambouille avait une file spéciale pour déposer ses bagages mais c'est quand l'hôtesse s'est penché vers elle et qu'elle a dit "Do you want wine or Champagne with your meal madam ?" que maman Tambouille a vraiment réalisée qu'elle  se la pétait en classe affaire. Alors maman Tambouille a feuilleté le Times et a sortit son PC portable pour vérifier qu'elle avait bien copié tous les fichiers dont elle avait besoin pour travailler (et surtout pour se donner une contenance dans cet environnement étrange). 

Etant donné que Malte, c'est pas très loin, en fait maman Tambouille aurait déjà pris énormément de plaisir en classe économique mais il faut avouer qu'au retour, pouvoir profiter du "salon VIP" de l'aéroport a été bien appréciable. 
D'abord parce qu'il y a plein de trucs à manger et à boire et que maman Tambouille n'avait pas déjeuné. Et ensuite parce que c'est quand même super rigolo de voir à quel point tout le monde dans cet endroit se la pète classe affaire. Il y a de jeunes cadres dynamiques qui profitent de l'open bar et qui tombent les cocktails les uns après les autres en prenant un air désinvolte. Il y a les riches touristes qui se plaignent du temps, de la mauvaise qualité de la nourriture ou du service. Il y en a certains dont on se demande s'ils attendent un avion ou bien s'il ne sont pas là à temps plein, tant ils ont pris leur aise dans le canapé et ont étalé toutes leurs affaires sur la table basse. Et puis il y a quelques personnes qui ont vraiment l'air de travailler, ou qui font semblant (comme moi qui en ai profité pour commencer un article pour le blog). 

Je l'avoue, je ne me suis pas vraiment sentie à ma place. Mais quand même, l'année prochaine si je retourne en conférence, j'espère bien voyager en classe affaire.

lundi 12 septembre 2011

Le début, la fin et la continuité

Le début :
Le quatre Aout 2011, aîné Tambouille a mis un jean, enfilé son blouson et malgré sa nervosité, est resté calme pendant qu’on lui enfilait genouillères, coudières et protections de poignets au dessus de ses gants de jardin. Il est monté dans la voiture et s’est laissé conduire pendant 15 interminables minutes. Arrivé au lieu de rendez-vous, il a enfilé son casque, s’est installé à l’arrière de la moto, s’est laissé attaché et à agrippé la ceinture de son père.

Je ne sais pas exactement ce qu’il a ressentit ensuite mais cadette Tambouille et moi qui suivions la moto étions endiablées dans la voiture. Nous avons beaucoup ri, nous nous sommes interpelées : « Regarde : c’est aîné Tambouille sur la moto ! » « Ils vont super vite ! ». Cadette Tambouille tapait des mains, riait et criait d’excitation.

Le quatre Aout 2011, aîné Tambouille a fait sa première ballade en tant que passager sur une moto.

La fin :
Le quatre Aout 2011, aîné Tambouille a partagé sa dernière tétée câlin avec sa maman, puis il s’est levé, a fait un petit signe de la main et a dit : « Au revoir maman, à demain. »

Merci mon grand pour ces quatre ans sept mois et quelques jours de joie, de caresses, de pincements et de morsures parfois, de lait, d’endormissement, de réconfort, d’apaisement, d’agacement et d’interdits aussi, de regards échangés, de chaleur et de tendresse. Merci d’avoir partagé avec moi cette relation si spéciale, qui a contribué à faire de moi la maman que je suis devenue.

La continuité :
Le quatre Aout 2011, aîné Tambouille a joué avec ses cousins, a couru, a rigolé, s’est baigné, a fait la course, a dîné, a fêté l’anniversaire de son papou, a montré son casque à tout le monde, et a expliqué qu’il avait le droit de faire de la moto parce qu’il était « grand ».

Depuis le quatre Aout 2011, aîné Tambouille ne tête plus, et de temps en temps, il fait une ballade à moto. Il réclame des bisous, des caresses, des câlins et des massages lorsqu’il est un peu fatigué ou peiné. Il est agile, astucieux, et il faut déployer des montagnes d’ingéniosité pour arriver à lui faire faire quelque chose qu’il n’a pas envie de faire. Bref un cap a été franchi et aîné Tambouille est toujours aîné Tambouille.

mercredi 31 août 2011

Souvenirs de vacances 2 : Mur partie 3

Cela va finir par être une tradition, chaque été, un morceau de mur est élevé en compagnie des voisins. La première année, c’était nos premiers travaux de maçonnerie. Plein d’entrain, aidé par des amis et de la famille, les tonnes de béton ont été coulées pour faire la fondation, la ferraille a été soudée, les bétonnières de ciment se sont enchainées, les coffrages ont été mis en place et les parpaings ont été laborieusement posés.

La deuxième année, fort de l’expérience de l’année précédente, les choses ont été un peu simplifiées, mais la bétonnière a encore bien fonctionnée, les allers-retours au magasin de matériaux pour ramener sable, ciment et parpaings ont été nombreux.

Cette année, nous avons testé le béton cellulaire. A l’origine, nous nous étions décidés pour cette technologie afin de pouvoir réaliser des séances de travail courtes, le soir en rentrant du boulot. Au lieu de devoir lancer une bétonnière, (2-3 heures au bas mot) nous devions pouvoir faire une gâché de colle, poser quelques blocs et nettoyer en moins d’une heure. De plus, le travail devait être plus facile vu que le béton cellulaire est plus léger, ce qui était un gros avantage étant donné la hauteur à laquelle nous devions travailler. Mais papa Tambouille n’était pas convaincu.

En tant que désignée volontaire assignée à l’approvisionnement en matières premières, j’ai tout de suite apprécié la différence. 2 voyages ont été suffisants pour rapporter les blocs et la colle. Les blocs n’étaient pas aussi légers que nous l’espérions mais ils étaient bien plus larges que les parpaings. Il faudrait en monter moins en haut du mur. Maman Tambouille était donc satisfaite du choix, mais papa Tambouille n’était pas convaincu.

Une fois les blocs stockés nous nous sommes un peu plus renseignés et nous avons réalisé qu’il nous manquait une étape cruciale : réaliser une belle arase. Etant donné que les joints entre les blocs sont mince, il n’est pas possible de corriger un défaut de planéité au fur et à mesure du montage. Papa Tambouille était de moins en moins convaincu.

Finalement, lors d’une des semaines de congé de l’été, par petites séances de travail, les planches de coffrage et le mélange ont été approvisionnés. Les planches ont été assemblées, mises en place et ajustées. Le béton a été coulé et nivelé. Une fois sec, le coffrage a pu être retiré. La réalisation de cette arase a été particulièrement soignée, car « c’est au pied du mur que l’on reconnait le bon maçon » même si notre pied est situé un peu au dessus de 2m de haut. Papa Tambouille n’était toujours pas convaincu, il ne cessait de répéter : « Pour les prochains murs, on revient à l’agglo et au ciment ».

Le montage des blocs devait débuter le lendemain, mais vers 18h, papa Tambouille dit : « J’aimerais bien aller poser 1 bloc, pour voir. » Et voilà donc toute la famille Tambouille, le verre mesure à la main en train de préparer un peu de colle. 40 minutes plus tard, papa Tambouille avait posé 3 blocs, avait nettoyé ses outils et ne cessait de répéter : « C’est ça qu’on va utiliser pour les prochains murs. » Maman Tambouille n’a même pas essayé de lui demander d’attendre un peu avant de se faire un avis. Papa Tambouille était tout à fait convaincu.

Le lendemain, papa Tambouille et voisin Tambouille ont travaillé pendant 5 heures. 2 heures de plus ont été nécessaire pour les endroits nécessitant des découpes nombreuses, mais papa Tambouille est resté convaincu. Rien que le plaisir de travailler en écoutant de la musique et pas le ronronnement continuel de la bétonnière, a suffit à donner l’avantage au béton cellulaire.

Prochaine séance de travaux prévu le week-end du 10-11 septembre. Objectif : mettre le garage hors eau (du moins de celle qui tombe du ciel, pour celle qui rentre par la porte on verra plus tard).