mardi 16 avril 2013

Ni oui ni non


Un grand classique auquel Aîné Tambouille aime particulièrement jouer depuis longtemps. Il apprécie d’autant plus depuis qu’il a développé sa technique infaillible. Cela donne à peu près ça :

Papa T. « Où allons-nous ?

Aîné T. – Chez les cousins.

- Tu es sur ?

- Je suis sur.

- Est-ce que tu crois qu’il y aura Papou et Mamou aussi ?

- Je crois qu’il y aura Papou et Mamou aussi.

- Ils viennent en voiture ?

- Ils ne viennent pas en voiture.

- Ils viennent en train ?

- Ils ne viennent pas en train.

- Ils viennent en avion alors ?

- Ils viennent en avion alo... euh, ils viennent en avion.

- Tu as dit non. (papa Tambouille malin !!!!)

- Je n’ai pas dit …. Je ne l’ai pas dit. Et tu triches papa.

- Ben non je triche pas, mais tu es super fort à ni oui ni non maintenant alors il faut que je corse le jeu.

- Je suis super fort ! »

mardi 9 avril 2013

L'art de la ploum

Aîné Tambouille a très tôt maîtrisé l’art de la ploum et l’utilisait à merveille en particulier lorsque j’appliquais avec lui la méthode du faux choix.

Illustration :

Maman Tambouille, arrivant dans le salon, un pantalon dans chaque main :

« Aîné Tambouille, tu veux mettre ton jogging ou ton jean aujourd’hui » (faux choix, l’objectif étant évidement qu’il s’habille…)
Aîné Tambouille, qui veut mettre son jean, fait semblant de tirer au sort et désigne alternativement les 2 pantalons au cours de la comptine :

« Am, stram, gram, pic et pic et colégram, bour et bour et ratatam »

Il réfléchit fort à ce moment là pour désigner le jean en disant :

« Am ! Stram ! Gram ! » et paf, c’est gagné ! Le sort a désigné le jean, qu’il se résigne donc à mettre.

Il y a aussi la possibilité, si le sort n’est pas de son côté, de poursuivre la comptine.

« Mais comme le roi et la reine ne le veulent pas ce ne sera pas toi. »

 

Cadette Tambouille a peaufiné la technique et voici comment elle s’en sort :

« Ploum, ploum, aujourd’hui je mettrai la jupe que voilà ! » En désignant à chaque syllabe la jupe désirée.

 

Ils sont trop forts ces petits Tambouille.

mardi 13 novembre 2012

Patch arbre des quatres saisons

En ce moment je blogue peu, mais par contre je patch, je patch, je patch. En fait je suis en retard. Mais pas encore assez en retard pour me dire, "tant pis, de toute façon tu n'y arriveras pas à temps, alors prend ton temps et tu leur donneras quand il sera prêt". J'ai encore l'espoir (maigre espoir mais quand même) de parvenir a terminer le patch pour le 13 juillet.
En attendant, et pour vous faire patienter, voilà une photo des coussins :
Pour la suite, il y a 11 blocs à faire plus 4 blocs spéciaux et le montage puis l'assemblage et le matelassage. Grosso modo, il me faut 10 heures de travail par blocs (découpe et assemblage compris). Et je compte en règle générale 1h de matelassage pour 1h d'assemblage. Il y a donc environ 300 heures de travail à passer. J'en suis environ à 120 heures. Il m'en reste donc 180 à faire en 35 semaines. Il suffit que je trouve donc 5 heures par semaine en moyenne pour m'en sortir. Ouais, c'est bien ce que je disais, c'est pas gagné, mais c'est peut-être encore jouable.

mardi 6 novembre 2012

Déshabillage panier de basquet

Cet article est le premier d'une nouvelle série qui va traiter des jeux que papa Tambouille (et parfois aussi maman Tambouille, et j'ose même l'espérer les enfants tambouilles) inventent, adaptent et réalisent afin de rendre les tâches rébarbatives ludiques.

Donc aujourd'hui, le déshabillage panier de basquet.

Nombre de joueurs : au moins 2 joueurs, à partir de 2 ans (on peut faire une version solo, mais c'est moins marrant) et 1 arbitre/chauffeur de salle
Matériel : 1 panier à linge sale non débordant ou un panier ou, à défaut, un cercle formé en joignant les mains de l'arbitre

Mise en place : L'arbitre met en place le panier et attribue à chacun des participant une place (ou une zone), qu'il matérialise à partir du matériel présent sur place.
Exemple 1 : aîné Tambouille sur le tapis de bain, cadette Tambouille sur la balance, maman Tambouille sur le pas de la porte.
Exemple 2 : chaque enfant sur son lit (on pourra compliquer en demandant que les enfants soient assis, ou même allongés sur le lit par exemple)
Pour plus d'équité, on veillera à ce que tous les participants aient suffisament de chance de réussir leur lancer.

Déroulement : L'arbitre/chauffeur de salle annonce le début du tournoi, présente chacun des concurrents sous les hourras de la foule en délire et rappelle les exploits passés (5 lancés consécutifs sans faute d'un côté, un jet réussi de chaussette avec rebont sur le miroir de l'autre !) et invite les joueurs à prendre place. Les participants jouent à tour de rôle. Le plus jeune (ou le plus poilu) commence. Il doit retirer un vêtement et le lancer dans le panier, sans bouger de sa place. Toutes les techniques sont autorisées, le vêtement peut être mis en boule avant le lancer ou au contraire on peu essayer d'en faire un parachute, on peut utiliser ses mains, ses pieds, sa tête ou tout autre partie du corps pour projeter l'habit, les rebonts et les figures artistiques peuvent même donner droit à des points d'honneur suplémentaire. Si le vêtement attérit dans le panier, le jet est valide et le joueur marque un point et c'est au joueur suivant de retirer un vêtement et de lancer. Si le vêtement tombe à côté du panier, l'arbitre le récupère et le donne au joueur suivant, qui peut donc tenter sa chance. Si au bout de 4 lancers, le vêtement n'a pas rapporté de point il est retiré du jeu par l'arbitre qui le met lui même dans le panier.

Fin du jeu : Le jeu s'arrête lorsque tous les vêtements sont dans le panier. A ce moment l'arbitre rappelle le score total de chacun des concurent et les figures remarquables de la partie.

Ce jeu peut être poursuivi par : la douche Jacques à dit ou le pyjama prisonnier

lundi 5 novembre 2012

Rentrée : cadette Tambouille chez les "petits"

Discussion de rentrée :
Maman Tambouille : "Vous avez appris à vous laver les mains à l'école aujourd'hui ? "
Cadette Tambouille : "Oui"
Maman T. : "Comment ça s'est passé"
Cadette T. : "Ben d'abord j'ai attendu que les petits aient fini et après c'était mon tour."
Papa T. : "Il y a des petits et des grands dans ta classe ?"
Cadette T. "Ben oui"
Maman T. : "C'est qui les grands ?"
Cadette T. "Ben c'est moi !"
Maman T. : "Il y a d'autres grands ?"
Cadette T. : "Non, il y a que moi"

Et malheuresement pour nous, elle avait raison cadette Tambouille.
En fait la première semaine, cadette Tambouille nous a juste expliqué qu'ils avaient du se tromper de classe en la mettant chez les petits, ensuite elle est tombée malade et donc elle est resté 2 jours chez la nounou, qui l'a emmené comme l'année dernière à la gym, à la musique, au marché etc... Et cadette Tambouille a vite dit qu'elle préférait rester chez la nounou plutôt qu'aller à l'école, surtout que la maîtresse elle "nous gronde tout le temps".

Alors je suis allée voir la maîtresse, parce que quand même la mission principale de la petite section il me semble que c'est de faire aimer l'école. Et la maîtresse était bien désolée. Elle m'a expliqué qu'elle était enseingante en petite section depuis plus de 15 ans et que c'était la première année qu'elle voyait "ça". Ca, en l'occurence, c'est 20 gamins sur les 24 qui pleurent, dont 1 qui hurle. Qui pleurent le matin tant que les parents sont là, qui pleurent ensuite quand les parents s'en vont, qui pleurent pour le rassemblement parce qu'ils ne peuvent pas tous être assis à côté de la maîtresse, qui pleurent pendant et après la récréation parce que "les grands" leur font peur. Qui pleurent lorsqu'il faut aller au toilette ou se laver les mains. Qui pleurent à l'heure de la cantine etc...
Et la pauvre maîtresse, au bout de 3 semaines de torture, elle n'en pouvait plus, elle était à bout de solution et oui, elle reconnait qu'elle avait grondé de façon collective toute la classe.

Alors petit à petit, avec l'aide de la directrice, la maîtresse a mis en place de nouvelles règles, les enfants les plus effrayés ne sont plus venus que 2 jours par semaine si c'était possible. Les parents, n'avaient plus le droit de rentrer dans la classe, le matin et au bout de 5 semaines, un rythme de "travail" a pu être trouvé, vu qu'il n'y avait plus de "5 à 8" enfants difficiles.

Mais pour cadette Tambouille, c'était un peu tard. Maintenant elle veut bien aller à l'école, parce qu'elle s'y ennuie moins, mais par contre elle s'est coulé dans le moule : Elle suce son pouce, elle a besoin d'un doudou, elle chouine pour un rien, elle parle moins, elle communique par signe et s'énèrve si on lui demande de s'exprimer avec des phrases (ou même des mots ça me suffirait).

Bref, je suis ra-vie !

En plus là c'est les vacances et donc à la rentrée, le cirque va recommencer (pendant moins longtemps j'espère).


mardi 2 octobre 2012

L'embarras à Maman Tambouille

Voilà des années, des décennies mêmes que j’entends autour de moi rabâcher la sempiternelle règle « c’est la chose de quelqu’un pas à quelqu’un. Oui bien sûr on dit appartenir à quelqu’un mais c’est la préposition de que l’on utilise devant un nom ». Ce livre appartient à Pierre. C’est le livre de Pierre. J’en suis arrivé à reprendre moi-même systématiquement l’erreur chez les autres. C’est d’ailleurs un débat que nous avons régulièrement avec papa Tambouille, dont la position est la suivante : il veut pouvoir marquer une différence entre l’appartenance et l’origine. Le livre de Pierre, c’est celui qu’il a écrit, le livre à Pierre, c’est celui qu’il possède. Ca se défend, mais quand même, mon oreille est toujours choquée lorsque quelqu’un utilise à au lieu de de.
Et voilà qu’aujourd’hui mon monde grammatical s’écroule. Aîné Tambouille revient de l’école avec ces quelques lignes de lecture :
« Aujourd’hui c’est mercredi.
Agathe va à l’école.
Agathe est à l’école.
C’est l’école à Léonard.
Léonard est mon ami.
Léonard est à l’école aujourd’hui. »
Mais AAAHHHHHH ! c’est pas l’école à Léonard ! C’est l’école de Léonard ! Je veux bien admettre que les enfants n’aient pas encore appris à lire le mot « de », mais alors il ne fallait pas écrire cette phrase ! Toute une génération d’élèves innocents qui emploieront à à la place de de, à cause d’une simple ligne de lecture qu’ils auront eu en CP et qu’ils auront répété inlassablement pendant plusieurs jours… Je suis complètement chamboulée.

Bon du coup j’ai cherché la règle sur internet pour me rassurer parce que quand même elle a l’air de connaître son métier la maîtresse d’ainé Tambouille. Et j’ai d’abord trouvé des choses qui ont confirmé mon opinion sur le site http://grammaire.reverso.net/3_1_03_a_de.shtml
Les compléments d'appartenance sont introduits par de ou par à selon la nature du complément.
De avec les noms
Quand le complément est un nom ou un pronom, autre qu'un pronom personnel, la préposition est de.
Les affaires de Madeleine sont rangées.
Il faut tenir compte de l'avis de la secrétaire et de ceux qui la soutiennent.
On entend fréquemment la préposition à au lieu de de, sans doute par analogie avec la construction verbale (Les affaires sont à Madeleine). Cet emploi n'est pas admis par le meilleur usage et mieux vaut l'éviter dans un style soigné.
Le beau-frère de sa sœur est le père d'Antoine (et non le beau-frère à sa sœur est le père à Antoine).
À avec les pronoms
Quand le complément est un pronom personnel, on emploie à.
C'est une habitude à elle et vous ne la changerez pas.

Et puis j’ai continué mes recherches et je suis tombé sur des forums de discussion qui m’ont fait réfléchir http://www.achyra.org/francais/viewtopic.php?t=2970 :
Jusqu'au début du XXe siècle (le premier quart au moins) l'appartenance se marquait avec à : la maison à mon oncle, le sac à ma mère... Les guinguettes avaient des enseignes comme Le bal à Jo, Le bal à Jean... On en trouve encore trace dans des expressions modernes : la bande à Bader, le chienchien à sa mémère, et des mots composés comme un fils à papa, une bête à bon Dieu.
Puis la mode a changé, car c'est bien une question de mode, et il est devenu obligatoire de marquer l'appartenance avec de : le sac de ma mère, les cousins de Victor, etc.
Aujourd'hui donc, sauf dans ces expressions archaïques figées citées plus haut, vous devez utiliser de et lui seul.

On ne peut pas intrinsèquement considérer l'usage de à comme une faute. Nous dirons que c'est l'opinion répandue et incrustée dans l'esprit, tant on nous l'a rabâché, et que dans un texte de concours ou d'examen on vous compterait une faute, à cause de cette sorte d'idée reçue. Il serait plus juste de dire qu'il s'agit d'un archaïsme, qui est senti de nos jours comme un popularisme.

Bon alors qu’est-ce que je fais maintenant ? Je vais voir la maîtresse d’ainé Tambouille pour lui faire part de mon malaise ? Je garde précieusement ce cahier de devoir pour pouvoir le ressortir comme preuve si jamais un jour aîné Tambouille est sanctionné pour cette erreur ? Je laisse passer sans rien dire en espérant que personne n’aura rien remarqué et qu’aîné Tambouille saura utiliser la bonne préposition à force de me l’entendre rabâcher ? J’espère que la prochaine réforme de l’orthographe traitera de cet épineux sujet et admettra les 2 formulations ?

Je suis bien embarrassée.


Bonus quelques jours (semaines ?) plus tard :
La poésie qu'aîné Tambouille a du apprendre par la suite c'est :
A B C
Qui a vu passer ?
D E F
La tête à Joseph....

Si même les poètes s'y mettent....

jeudi 20 septembre 2012

Natation

Quand nous nous sommes retrouvés dans le Vercors avec nos copains pour la traditionnelle semaine « moto », il s’est avéré que la piscine municipale, munie de son très sportif maître nageur sauveteur, était située à 2 pas du gite. Les parents présents décidèrent donc rapidement de payer des cours de natation à leurs enfants respectifs. La vingtaine d’enfants fut divisée en groupe de niveau afin de profiter des conseils et de la patience du MNS, chaque jour entre 12h et 14h.

Tous les enfants étaient ravis. Tous sauf deux. Les deux enfants Tambouille pour être précise. En effet, maman et papa Tambouille refusèrent de payer les leçons de natation à leur progéniture, les condamnant à regarder leurs copains s’ébattre dans l’eau depuis la rive.

Que voulez-vous, sur la demande des parents Tambouille, Aîné Tambouille avait profité de leçons de natation 15 jours avant. C’est sa Mamou qui l’avait accompagné tous les matins à la piscine municipale et malgré une allergie au chlore déclarée après quelques jours, à l’issu du séjour, on pouvait le jeter à n’importe quel endroit dans la piscine et il était capable de retourner au bord par ses propres moyens. Dans les groupes de niveau formés dans le Vercors, aucun ne savait nager et maman Tambouille estimait qu’il n’était pas nécessaire de payer pour des leçons supplémentaires. Cependant, à force de supplication, et parce que ses petits camarades avaient bien progressé pendant la semaine, aîné Tambouille eu le droit de se joindre à la dernière leçon, où il appris entre autre que pour aller vite, il faut d’abord se détendre et flotter.

Quand à cadette Tambouille, elle aurait pu profiter de quelques leçons mais c’est le maître nageur, au bout de 10 minutes de cours qui expliqua à maman Tambouille : « Je ne vais pas la garder, elle ne pourra rien apprendre de plus que ce qu’elle sait déjà faire. A son âge, mettre la tête sous l’eau, sauter dans l’eau, oser lever les pieds du sol, se déplacer en « faisant de la mousse » avec juste une frite sous les bras, faire des bulles etc, c’est tout ce que je peux lui enseigner. D’autre part elle a très vite froid et ne pourra pas profiter de la séance entièrement. »

Voilà voilà. C’est bien beau d’avoir des enfants qui aiment l’eau et de leur en faire profiter régulièrement, mais après, quand ils sont avec d’autres enfants du même âge, ils soufrent de discrimination.

Je me dois de préciser tout de même que les enfants Tambouille n’ont pas été privés de piscine cette semaine là, seulement de cours de natation. Je pense qu’il y a eu un seul jour où les enfants ne se sont pas baignés et le dernier jour aîné Tambouille est même resté à la piscine pendant plus de 6 heures, interrompu de temps en temps par sa mère qui le tartinait de crème solaire et lui rappelait quelques règles de bonne conduite.